K.M Weiland est une autrice américaine spécialisée dans l’écriture. J’ai lu plusieurs de ses livres, ce qui m’a permis de peaufiner ma plume.
Aujourd’hui, je m’arrête sur le chapitre « Structure des phrases » tiré de son livre : Scruterez votre roman : Les clés essentielles pour écrire une histoire remarquable.
Voici ses conseils avisés
1) Attention aux phrases partielles
À trop vouloir l’utiliser, cela détruit la linéarité de la cause et prise les deux actions de leur punch.
Mauvais : Attrapant le verre en plein vol, John se tordit la cheville.
Bon : John attrapa le verre en plein vol mais se tordit la cheville.
2) Les Run-Ons
Le run-on est le surnom donné aux phrases sans ponctuation ni conjonctions appropriées. Cela peut donner un style poétique ou indiquer une multitude d’activité. En général, cela entraine de la confusion au lecteur ou alourdit le texte.
Mauvais : John attrape son verre, il se tord la cheville. (Il se tord la cheville pendant ou après ? Ce n’est pas clair).
Bon : John se tord la cheville en attrapant son verre.
3) Fragments
Le fragment est une phrase qui ne comporte ni sujet, ni prédicat. Ce sont des demi-pensée. Le risque de confusion est grand et le style est « moche ». Dans ce cas, le fragment doit être fixé sur une des phrases qui l’entourent ou carrément dans une nouvelle phrase.
Mauvais : John mange des insectes. Gros comme des cailloux.
Bon : John mange des insectes. Ils sont gros comme des cailloux ou John mange des insectes gros comme des cailloux.
4) Utiliser les bonnes conjonctions
Une conjonction indique que deux événements se produisent simultanément. Lorsque la conjonction n’est pas utilisée à bon escient, cela pose un problème.
Mauvais : Alors que Paul marque le but, il court vers ses coéquipiers.
Bon : Paul marque le but, puis court vers ses coéquipiers.
5) Antécédents peu clairs
Chaque fois qu’un pronom est utilisé, le lecteur doit comprendre ce à qui il se réfère. Sinon, il y a situation de quiproquo.
Mauvais : John serre la main à Paul. Il a les mains moites. (Qui ? John ou Paul ?)
Bon : John serre la main à Paul. Ce dernier a les mains moites.
6) Absence de variation
Il est important de varier ses phrases, phrase longue, phrase courtes… etc. Sinon, le risque est d’avoir un style haché qui devient alors monotone. Pour cela, jouez avec la ponctuation et les connecteurs logiques.
7) Manque de parallélisme
C’est le fait de parler comme Yoda.
Mauvais : nombreux sont les soldats / sur son dos elle a mangé.
Bon : Les soldats sont nombreux / elle a mangé sur son dos.
Cela donne un style, donc pourquoi ne pas l’utiliser occasionnellement. Mais la plupart du temps, l’absence de parallélisme crée une phrase maladroite.
8) Nominalisation
C’est une déformation inutile d’une forme verbale en un nom ou un adjectif. Cela encombre les phrases et affaiblisse les verbes. Il faut laisser faire le travail des verbes et réduire les phrases.
Mauvais : La tentative d’apprendre aux singes la gymnastique volante ne devrait être abordée que par ceux qui ont maitrise l’acte d’équilibre.
Bon : Seuls des équilibristes confirmés devraient enseigner aux singes l’art de la voltige
9) Concordance de temps
Cela parait évident, pourtant, de nombreux écrivains commettent des erreurs. Chaque phrase est en deux parties : le sujet et l’expression verbale. Pour être compris, les deux doivent être raccord. Il faut toujours vérifier l’accord des verbes et les sujets.
Mauvais : John mange un poulet mais la bestiole avait été mal cuite.
Bon : John mange un poulet mais la bestiole n’est pas cuite !
10) Éliminer
Les phrases à rallonge, complexes, tordues sont une perte de temps pour l’écrivain et pour le lecteur. Apprenez à supprimer des morceaux de phrase.
11) Il ne faut pas énoncer des évidences :
Mauvais : John a tendu en avant sa main pour attraper le poulet.
Bon : John attrape le poulet de sa main.
12) Résister à l’envie de vous expliquer
13) Ne vous répétez pas
14) Écrivez actif et non passif
15) Supprimer les ambiguïtés :
Ne dites pas environ à un kilomètre, dites il est à un kilomètre. Soyez précis.
16) Couper la beauté inutile :
Écrire des phrases parce qu’elles sont jolies ne fait pas avancer l’histoire
17) Utiliser la ponctuation mais n’en faites pas trop
18) Attention aux adverbes et adjectifs :
Cela alourdit le texte. Il faut les utiliser avec parcimonie.
Cet article est un micro aperçu des conseils avisées de l’autrice tirés de son livre :
Scruterez votre roman : Les clés essentielles pour écrire une histoire remarquable
Pour aller plus loin, je vous conseille de l’acheter.
Voici ses autres ouvrages.
N’oubliez pas, si vous voulez progresser, vous devez vous former !
NE VOUS ARRÊTEZ PAS DE LIRE.




