Les cinq conseils de Joël Dicker pour écrire votre premier roman

10.07.2022

    Le scénario

    Selon l’auteur, l’atmosphère doit faire en sorte que l’on se sente bien et intrigué. Il souligne la nécessité d’avoir des personnages qu’on a envie de retrouver.

    « Ça peut être des personnages pas sympathiques, qui ont des mauvais côtés, et c’est même encore mieux parce que ce qui est ennuyeux, en général, ce sont les gentils »

    Aussi, Joël Dicker prône l’importance du plaisir d’écrire, la passion.

    Ce dernier ne fait jamais de plan et laisse libre court à son imagination. Selon lui, plan ou non, les deux fonctionnent. Le choix revient à l’écrivain.

    « Il y a des gens qui commencent par faire un plan, qui savent exactement si c’est un polar, ils savent exactement quel est le crime, qui commet le crime et comment ça se termine et ça, c’est une technique qui marche aussi ».

    Le rythme du récit 

    Joël Dicker estime que c’est le lecteur qui va décider du rythme du livre.

    Aussi, l’auteur explique que la fin d’un chapitre doit être une respiration pour laisser souffler le lecteur et pour le laisser reprendre ses esprits.

    Le rythme de travail

    « Le rythme, il dépend de vous« , insiste Joël Dicker.

    Chaque individu est différent, certains s’activent la nuit d’autre très tôt le matin. Le plus important est d’être dans un endroit à soi, loin des distractions : téléphone, internet…

    « Vous ne prenez pas votre téléphone, vous n’avez pas de WiFi, personne ne vient vous déranger, et vous savez que pendant cette heure-là, vous pouvez vous consacrer à votre texte ».

    Trouver sa maison d’édition

    Une fois le livre terminé, il faut le faire lire à la bonne personne, à un éditeur choisi en conséquence et qui corresponde au livre, ce qui n’est pas toujours simple comme le précise l’auteur.

    « Il y a des éditeurs de polars, des éditeurs de littérature générale, des éditeurs de romans pour la jeunesse ».

    Il préconise également d’aller dans des salons ou encore d’utiliser les réseaux sociaux pour entrer en contact avec des éditeurs.

    Il suggère aussi de se tourner aussi vers des petites maisons d’édition et de ne pas se laisser happer par des grands noms.

    « Vous aurez plus de chances chez un éditeur un peu plus petit, un peu moins connu, qui aura le temps de lire votre texte et puis qui aura le temps de s’occuper de vous après comme auteur, et ça, c’est important aussi ».

    Défendre ses droits

    Il est primordial de prendre connaissance de ses droits.

    « Quand vous cédez votre livre à un éditeur, il garde les droits, il garde la propriété intellectuelle sur votre texte jusqu’à 70 ans après votre mort donc faites attention aux droits que vous cédez » 

    Joël Dicker conseille de garder ses droits pour tout ce qui est audiovisuel.

    « C’est-à-dire les droits pour la télévision ou le cinéma, parce que si vous les cédez directement, votre éditeur sera celui qui sera en charge de les négocier, de les adapter, qui sera celui qui pourra dire oui ou non ou qui pourra se mêler de ce qui se passe ».