J’ai voulu procéder de la même manière qu’Olivier Roland dans son blog des-livres-pour-changer-de-vie.com. C’est-à-dire, faire un résumé détaillé d’un ouvrage. Cela va vous permettre de gagner du temps et à la fin de l’article, vous aurez pris connaissances d’une panoplie de conseils.
Le livre que j’ai lu s’appelle On Writing Well : The Classic Guide to Writing Nonfiction et l’auteur se prénomme William Zinsser. Cet homme a été écrivain, éditeur, critique littéraire et enseignant américain. Il a notamment Travaillé en tant que journaliste pour le New York Herald Tribune. Son livre est un best-seller qui a dû améliorer la plume de nombreux écrivains en herbe ! C’est à notre tour.
À savoir, ses conseils sont pour un « Writing Nonfiction ». Pour écrire des articles de presse. Or, en ce qui me concerne, j’écris de la fiction. Donc, certains conseils seront à prendre avec des pincettes.
- Écrire simplement dans un langage concret et compréhensible par tous.
La simplicité est gage de qualité. Lire à livre rédigé sans périphrases brouillant les esprits est agréable à lire. Nous avons tendance à utiliser plus de mots que nécessaires et à être pompeux. Utiliser des mots que personne ne connait être inutile et problématique pour le lecteur. Il se sentira gêné et aura des problèmes de compréhension.
Il faut aussi bannir le vocabulaire « professionnels ». L’auteur donne l’exemple avec le mot individu. Pourquoi écrire « individu » au lieu de « personne » alors qu’à l’oral personne n’emploie le mot « individu » ? Ce genre de procédé camoufle la vérité et n’apporte pas de valeur ajoutée à votre texte. Un lecteur qui ne comprend pas, se lassera rapidement. Il est évident que dans une description, le texte nécessite du contenu pour que le lecteur puisse visualiser la scène, mais attention de ne pas saturé le lecteur en informations.
Il est donc primordial de se relire plusieurs fois et surtout d’avoir la capacité à supprimer ! Il faut supprimer ! Les mots et phrases inutiles ; pléonasmes, adjectifs redondants, répétitions… etc.). L’objectif étant de garder un rythme. Que le lecteur dévore votre livre.
Exemple :
Une personne très déçue. Pourquoi mettre « très » ? Si une personne est déçue, elle l’est entièrement. L’adjectif en lui-même exprime une impression forte.
Évitez les pléonasmes. « Un coquelicot rouge », « un sourire gaiement ». Sauf cela apporte une caractéristique inédite qui est nécessaire à l’histoire.
Utiliser les verbes actifs plutôt que les tournures passives. Exemple : « Il a bougé brutalement », c’est mieux que « Son mouvement a été brutal ».
Jouer avec la ponctuation. La plupart des gens ont tendance à faire de grandes phrases. Il faut couper les phrases ! Vous gagnerez en rythme et en clarté. Point, virgule, point-virgule, tiret… utilisez la ponctuation pour gérer le rythme de votre écrit.
- Choisissiez des mots précis pour gagner en clarté.
Utilisez le dictionnaire des noms communs et le dictionnaire des synonymes pour choisir le mot qui correspond le mieux, celui avec une signification précise. La langue française est riche en mots donc autant en profiter !
Exemple : « Il a démissionné » plutôt que « il a quitté son travail ».
Avant de choisir les mots, pensez à la prononciation. L’écriture est comme une musique. Certains mots vont bien ensemble. D’autres alourdissent le texte. Astuce, lorsque vous relisez votre texte, faites-le à voix haute ! Vous repérez directement l’endroit où ça coince. Variez la longueur de vos phrases. Plus le texte est rythmé, mieux l’écriture paraitra personnelle et humaine.
Évitez les hyperboles qui donne un mauvais style. Les adjectifs comme « exceptionnel », « incroyable » ou encore « extraordinaire » sonnent faux lorsqu’ils sont répétés régulièrement. Le texte perd en sa sincérité.
Respecter l’air du temps. Utiliser du vocabulaire de l’ancien temps ne vous aidera pas. Pire, le lecteur se sentira perdu au risque de ne pas reprendre sa lecture. À contrario, n’abusez pas des nouvelles expressions. Le nouveau mot doit être utile. Il doit dénommer un objet ou un concept nouveau pour lequel aucun autre mot n’existe. Exemple avec smartphone et Youtubeur. En revanche, rien ne sert d’employer « input et output » à la place de « causes et conséquences ».
Ajouter des mots pour se donner du style est le meilleur moyen de ne pas en avoir. Le style ne dépend pas de la longueur des phrases et des adjectifs.
- Organisez votre texte en plusieurs parties pour le rendre cohérent et fluide.
Étant donné que j’écris des livres. Cette partie ne me concerne pas vraiment.
Je vous rappelle que le livre est dédié à la non-fiction.
Ce que j’ai retenu, c’est qu’il faut utiliser des paragraphes. Cela clarifie le texte pour le lecteur. Cela permet aussi d’opérer des ruptures de sujet, de temps.
Il faut faire attention aux concordances de temps. Présent ? Passé composé ? imparfait ? Passé simple ?
Il faut aussi faire gaffe au niveau de langage, notamment dans les dialogues. Si une petite fille parle comme le premier ministre. Cela perd en crédibilité.
L’unité de ton est aussi à déterminer : sérieux et neutre ou humoristique ? polémique ?
Savoir s’arrêter. Si vous sentez que vous êtes en train de vous ennuyer en écrivant, arrêtez sinon, en forçant à écrire davantage, votre texte sera endommagé. À titre personnel, lorsque je dois expliquer quelque chose, par exemple dans Super Backpacker, je décris le fonctionnement d’une distillerie servant à la fabrication de rhum. À force d’être trop précis, je m’ennuyais dans mon écriture. Je m’en suis rendu compte et finalement j’ai supprimé des passages et j’ai bien fait car j’alourdissais le texte.
- L’introduction doit annoncer clairement votre sujet et attiser la curiosité du lecteur.
D’après l’auteur, la première phrase d’un texte est essentielle. Elle a pour mission de donner envie de lire les suivantes. D’où l’importance de la quatrième de couverture et des premières pages.
Comme le dit Stephen King : « La première ligne devrait inviter le lecteur à commencer l’histoire. Elle devrait dire « Écoute. Viens ici. Tu veux savoir ce qui se passe. »
Vous pouvez retrouver les 20 conseils de Stephen King en cliquant ici.
L’introduction doit attiser la curiosité du lecteur rapidement. Qui a envie de continuer un livre s’il n’est pas happé par l’histoire ?
Dans Parodie, l’écrivain Cizia Zykë raconte son arrivé folklorique sur le territoire canadien ; alcoolisé, problème avec la douane… En deux pages, j’étais déjà à 200% dans le récit. Il faut donc capter les lecteurs le plus rapidement possible. Que ce soir avec un trait d’humour, de la surprise, de l’étrange ou de l’inédit. Susciter la curiosité !
À savoir, avoir recours à l’humour en fin de paragraphe est une bonne méthode pour inciter à lire la suite.
- La conclusion doit être courte pour éviter que le lecteur ne connaisse l’ennui.
Pareil. Ses propos sont pour l’écriture d’articles. Donc, j’essaie de faire le lien pour l’écriture de livres.
La conclusion est super importante. Car c’est celle qui restera le plus longtemps dans l’esprit du lecteur. Il faut soigner sa sortie. Elle doit être réussie. Lorsque le lecteur fermera le livre pour la dernière fois, il doit ressentir des émotions. Comme un « Waouh » dans son esprit. Si le lecteur, la lectrice ferme le livre et part laver la vaisselle sans la moindre émotion, il a de grande chance que le lecteur n’ait pas aimé le livre. La conclusion est donc déterminante.
Idéalement, une conclusion efficace doit surprendre le lecteur.À titre d’exemples personnels, dans le récit de voyage Super Backpacker, je finis sur une citation magnifique. Le lecteur ressort avec une envie folle de voyager et de vivre des aventures exaltantes. Dans Poisson d’avril : 24H pour les rendre fous ! je finis le livre avec humour.
- Faire preuve d’humanité dans vos textes, afin de toucher le lecteur.
Quand vous écrivez un sujet, quel qu’il soit, mettez en avant les personnes qui en font partie. Ce sont les relations entre les personnages et leurs personnalités qui vont faire de votre livre une réussite. Au-delà du scénario, des descriptions… Il est donc primordial de soigner vos personnages. De présenter leurs forces mais aussi leurs faiblesses. Les lecteurs pourront alors s’identifier.
Pour paraître humain en écrivain, il faut exprimer des émotions et des opinions. Dévoiler les personnalités.
- L’interview rend votre texte plus humain et plus réaliste
Cette partie ne nous concerne pas. On peut faire le lien avec les dialogues. J’écrierai un article sur : comment écrire de bons dialogues ?
- Recherchez l’originalité et évitez les clichés.
Il existe des millions de livres. Que ce soit de la romance, des histoires au temps des chevaliers ou encore des récits de voyages… Le sujet/cadre de votre l’histoire aura surement déjà été traité. L’objectif est de faire quelque chose d’original.
Comment écrire de manière originale ? En étant soi-même. C’est pour cela que j’écris des livres en partant sur des choses qui me correspondent. Je vous explique. Pour Super Backpacker, c’est un récit de voyage inspiré de mon road trip en Australie. Pour Poisson d’avril : 24h pour les rendre fous ! C’est l’histoire d’un père de famille qui vrille le jour du 1er avril. En faisant des blagues à son entourage, il va provoquer une succession de péripéties plus incroyables les unes que les autres. L’idée m’ait apparu lorsque j’ai fait des blagues à mes parents, lors du confinement.
Le fait de partir de soi pour créer une histoire rend l’histoire plus originale.
Évitez les expressions passe-partout des magazines.
Ne pas imiter le style d’un autre.
Les lecteurs aiment les caractéristiques uniques. Lorsque vous décrivez un lieu, sortez de l’ordinaire !
- Être un bon écrivain implique de la patience, de la confiance et de la discipline.
À partir du moment où vous maitrisez les règles fondamentales de la langue, orthographe, grammaire et conjugaison, n’importe qui peut écrire. Cependant, c’est en écrivant qu’on devient un bon écrivain. Plus vous écrirez, plus vous vous affranchirez des normes et des clichés. Vous améliorerez votre propre style. Entraînez-vous ! Lisez et écrivez ! Lire permet de vous familiariser avec la langue écrite. Bien savoir écrire est un long apprentissage. C’est de l’endurance. À force d’écrire, vous prendrez conscience des mots inutiles que vous utilisez.
Le plus important que vous preniez plaisir à écrire. Le meilleur moyen est d’écrire sur des sujets qui vous passionnent.
Par exemple, je serai incapable d’écrire de la science-fiction ou de la romance car ce sont des genres qui ne m’intéressent pas. Lorsque j’écris un livre je choisis toujours un sujet qui me passionne : sur les voyages (Super Backpacker, Trek Choquequiaro – Machu Picchu), sur le pollen (Ta mère le pollen), sur les blagues (Poisson d’avril : 24H pour les rendre fous !), sur le moyen-âge (Neven et le trésor des Templiers), sur la seconde guerre mondiale (Les aventures de Vinz – À la recherche du trésor nazi de M.Hoffman)…
Ayez confiance. Si vous écrivez sur vos passions, le syndrome de la page blanche n’existera pas.
L’article est fini. J’espère que des informations pertinentes en sont ressorties. Merci d’avoir pris le temps de lire. Je vous souhaite une agréable journée ou une excellente soirée !
