Podcasts avec Joël Dicker

24.03.2022

Deux Podcasts avec Joël Dicker
Épisode 122 – Joël Dicker « L’échec qui m’a poussé à écrire La vérité sur l’affaire Harry Quebert »

Génération Do It Yourself #49 Joël Dicker – La vérité derrière l’affaire Harry Quebert – vendre 5 millions de livres avant 30 ans

Pour ceux qui ne le connaissent pas, Joël Dicker est un écrivain célèbre auteur de plusieurs ouvrages :

Le Tigre (2005)
Les Derniers jours de nos pères (2010)
La Vérité sur l’affaire Harry Quebert (2012)
Le livre de Baltimore (2015)
La disparition de Stephanie Mailer (2018)
L’énigme de la chambre 622 (2020)
L’affaire Alaska Sanders (2022)

La Vérité sur l’affaire Harry Quebert fut traduit en 40 langues et vendu à 5 millions d’exemplaire à travers le monde. Le livre fut aussi adapté en série télévisée diffusée sur TF1 en 2018.

J’ai lu tous ses livres et j’ai adoré ! Spécialiste de thriller-drama familial, Joël Dicker est un de mes auteurs préférés. J’ai dévoré ses œuvres.

Passons aux choses sérieuses : Qu’apprenons-nous dans ces deux podcasts ? Beaucoup de d’informations pertinentes qui permettent de booster les écrivains en herbe.

« L’échec dans la musique m’a donné envie d’écrire des romans ».

Entre 16 et 20 ans, Joël Dicker voulait faire carrière dans la musique. Il avait un groupe de musique pop rock qui fonctionnait plutôt bien. Le groupe avait même été repéré par un producteur affilié à un majeur en France. Pour aller plus loin, le producteur lui a dit qu’il fallait bosser. Travailler davantage. Le problème venait de ses amis. Ces derniers ne voulaient pas en faire leur métier, une répétition par semaine les suffisait… Frustré, Joël Dicker s’est alors promis de plus dépendre des autres concernant son propre succès. Sa dépendance envers les autres l’a rendu dingue. À partir de ce moment, il a compris qu’il voulait dépendre de personne.

Dans l’écriture, le travail peut s’effectuer en tout temps et tout lieux sans l’aval d’autres individus. Il s’est alors rendu compte qu’il devait écrire un roman.

Durant ses études de droit, Joël Dicker s’est mis à écrire. La première année il a sorti un livre et l’a envoyé à des dizaines de maisons d’éditions (françaises et suisses). Il obtint que des refus.

Il écrit un deuxième livre la deuxième année, même constat. Cette situation se répète cinq fois. CINQ FOIS ! Vous vous rendez compte ? Et il n’a jamais abandonné. PERSÉVERANCE est le mot clé. C’est son sixième livre qui sera enfin publié et disponible à l’achat. Comment Joël Dicker a réussi à se motiver à un tel point ?

Par « le feu sacré » :

Joël Dicker a cherché durant sa jeunesse à obtenir le « feu sacré ». C’est-à-dire, trouver un domaine où la passion est réelle. C’est pourquoi il a expérimenté divers corps de métiers. Il s’est initié au théâtre et à l’acting en faisant un an au cours Florent. Comprenant que cela ne le correspondait pas, il aimait mais sans plus, Joël Dicker se tourna vers le droit : «c’est toujours bien d’avoir un diplôme, c’est un filet de secours qui peut servir». Cependant, le constat est identique à celui du théâtre et de l’acting, Joël Dicker n’avait toujours pas le feu sacré. En faisant du droit, il s’est rendu compte qu’il deviendrait un avocat correct mais sans plus. Car la passion mène à l’excellence. À travers le droit, il n’avait pas cette rage de vivre, à se lever tôt le matin avec conviction. Joël Dicker a alors 25 ans et a déjà écrit 5 romans, tous refusés.

Il décide de ne pas passer le barreau pour user son temps à l’écriture.

Comment a-t-il trouvé du temps pour suivre à la fois des études de droit et écrire des livres ?

En se levant tôt ! Joel Dicker se lève tous les matins à quatre heures du matin. Cela me rappelle le livre Miracle Morning, technique qui consiste à se lever tôt le matin pour réaliser les tâches les plus importantes de sa journée (cela peut être du sport comme de l’écriture). En appliquant cette routine matinale, cela lui a permis de se dégager du temps, d’être productif et donc, d’écrire plusieurs livres. « Le succès est le plaisir que l’on a à mener un projet », citation de son ex-éditeur Bernard de Fallois. Si à quatre heures du matin, vous êtes paré à ouvrir l’ordinateur pour écrire avec excitation, envie et passion. Votre livre sera terminé rapidement et votre succès sera optimisé.

Écrire pour soi :

C’est un message important que Joël Dicker fait passer. L’écriture doit être un plaisir. Il faut suivre son instinct. Après cinq refus, Dicker en avait plus rien à faire. Il se disait, au final, je vais encore me faire recaler. Autant que je m’amuse.

À titre personnel, par exemple, je ne pourrais jamais écrire un livre de science-fiction car c’est un genre qui ne me plait pas. J’ai vu peu de films de science-fiction, de même concernant les romans. Écrire doit être un plaisir intense. Une kiffance. Lorsque j’écris (il n’est pas encore sorti) Neven et le trésor des Templiers : J’ADORE car je suis fan du Moyen-âge !

Utiliser la visualisation

Suivre son instinct. Joël Dicker, malgré ses cinq échecs, était persuadé de devoir arrêter le droit, et de persévérer dans le domaine de l’écriture. C’est un ressenti compliqué à expliquer. Cependant il ne faut pas reposer ses espérances sur l’instinct mais sur le travail. Sans travail, l’instinct ne sert à rien.

Utiliser des lieux que vous connaissez pour décrire des scènes

Dans son livre Famille Baltimore, l’action se passe dans le New Jersey à Montclair. C’est une ville que Joël Dicker connait bien car il a vécu là-bas. « Pour raconter bien les faits, il faut décrire un cadre, utiliser un cadre que tu maitrises parfaitement pour emmener avec toi le lecteur. Si je devais raconter une histoire en Inde, qui est un pays que je ne connais pas et dont je n’ai jamais été de ma vie, il y a aujourd’hui toutes les facilités du monde pour me permettre de décrire l’Inde telle qu’elle est vraiment mais je crois… que cela sonnerait faux car ce serait superficiel. Ce serait quelque chose que j’ai vu et que je n’ai pas expérimenté. »

J’espère que ces quelques conseils pour permettront de vous améliorer et d’arriver à vos fins littéraires. Bonne journée !

N’hésitez pas à écouter les deux podcasts pour en savoir plus.