Combien de mots pour écrire un livre ?

4.11.2021

Lorsque l’on débute dans l’écriture, on se pose forcement cette question.

Premièrement, afin de déterminer la taille d’un livre, on ne compte pas en nombre de pages mais en nombre de mots. Pourquoi ? Car selon la typologie, la taille de la police, des interlines… la réponse est différente !

Maintentant, au tour de la fameuse question : combien de mots faut-il nécessairement écrire pour réaliser un roman ?

Cela n’a aucune importance !

Tout dépend de l’histoire que vous souhaitez raconter et son contenu. Pour vous donner des exemples concrets de best-seller :

Le Vieil Homme et la Mer de Ernest Hemingway fait moins de 200 pages. Pareil pour Le Dernier Jour d’un condamné de Victor Hugo, L’appel de la forêt de Jack London, L’Île au trésor de Robert Louis Stevenson… Vous allez me dire : « excellent Benoit mais tu prends comme exemple que des livres de l’ancien temps !»

Dans ce cas, plus contemporain : Mémé dans les orties d’Aurélie Valognes, Indignez-vous ! de Stéphane Hessel, la série Graal de Christian de Montebella, la série L’empire entre les fleuves de Michel Laporte, les livres de Mike Horn, de Sarah Marquis, La tresse de Laetitia Colombani…

Surtout que certains auteurs savent jouer avec la taille de l’écriture et les marges. Par exemple avec La tresse ou encore Cinq dans tes yeux d’Hadrien Bels. Regardez par vous même, le texte est « aéré ».

Tout ça pour vous dire que cela n’a pas d’importance. J’ai lu sur des blogs que selon le genre de livre, il y a un nombre de mots conseillé. Personnellement, je n’y crois pas. Tout dépend de la qualité de votre oeuvre.

À titre personnel, Super Backpacker fait 84 000 mots; 280 pages, format  15.24 x 1.8 x 22.86 cm. Pour un récit de voyage, c’est beaucoup. Cependant, j’ai voulu que le personnage principal, Vinz, connaisse toutes les émotions possibles et imaginables dans une vie. De ce fait, Vinz expérimente énormement, le livre est donc plus conséquent.

À contrario, dans Poisson d’Avril : 24H pour les rendre fous ! L’histoire est normalement basé sur une journée. La thématique offre moins de perspective en terme de contenu. Le livre est donc plus petit, 35 000 mots, soit 170 pages, version poche, 12.7 x 1.14 x 20.32 cm.

Pour Ta mère le pollen, étant donné que c’est un guide de survie/journal intime et que le sujet principal est le pollen. Vous vous imaginez lire 300 pages sur le pollen ? Personnellement, pas du tout ! Le livre fait 21 000 mots. 

Mon prochain livre, Les aventures de Vinz et le trésor nazi de M.Hoffman s’effectue sur trois époques différentes : 1945, 2007 et 2018. De ce fait le contenu est plus dense et le livre fera sans doute 80 000 mots.

Pareil pour le prochain : Neven et le trésor des Templiers. Je dois faire en sorte que le lecteur visualise le cadre historique. Le contenu est beaucoup plus important.

Un troisième (et dernier) est aussi en cours d’écriture. Les aventures de Vinz et le Trek Machu Picchu est le récit d’un trek de neuf jours reprenant le chemin des incas. De ce fait le livre fait uniquement 35 000 mots.

Voyez-vous ce que je veux dire ? Le nombre de mots importe peu. Seul votre histoire compte.

Par contre, soyez aligné avec votre prix de vente. Si vous vendez un livre de 35 000 mots, 170 pages, version poche à 15 euros… Cela manque de crédibilité. Soyez honnête avec vous même et les lecteurs vous le rendront !

J’espère vous avoir éclairci sur le sujet.

Bonne journée !